Un blog foncièrement contre le libéralisme et la pensée unique. Un lieu de débat pour tous ceux qui pensent que les experts n'ont pas forcément la solution
aux problèmes du monde.
Vouloir changer le monde est l'utopie absolue. Oui, mais une utopie n'est-elle pas simplement une idée qu'on n'a pas encore appliquée.
La révolution citoyenne, c'est remettre l'humain au coeur de la politique et au coeur de l'économie.
Pour cela, il faut retrouver le sens du débat. Cela implique expression et écoute. Pour un blog, cela signifie : lisez ses articles et écrivez ce que
vous en pensez. Ainsi, vous le ferez vivre et évoluer. Et si vous l'appréciez, faites-le connaître, recommandez-le.
Enfin, j'aimerai vous citer deux phrases qui résument au mieux mon idéal :
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Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée
(Victor Hugo) -
Une vision sans action est un rêve – une action sans vision est un cauchemar
(Haiku japonais)
Les Jeux de la honte
Boycott
Sylvestre HUET (Libération : jeudi 23 novembre 2006)
Pour une fois, ce ne sont pas toujours les mêmes qui dénoncent les mythes en vigueur :
«Les craintes sur les possibles dangers de certaines nanotechnologies sont peut-être exagérées, mais pas nécessairement infondées.» Le propos est bien balancé, éloigné des slogans habituels où les nanos nous promettent, c'est selon, l'enfer ou le paradis. Il est écrit par une équipe de scientifiques américains, britanniques et allemands dans Nature.
[...]en octobre, la Royal Society (l'Académie des sciences britannique) insistait sur l'insuffisance des progrès réalisés pour réduire les incertitudes relatives à la santé humaine et aux impacts environnementaux des nanomatériaux. «La science est souvent mal équipée pour s'intéresser aux nouveaux risques associés aux technologies émergentes. La recherche de la compréhension et de la prévention des risques a souvent une faible priorité dans le monde compétitif de la propriété intellectuelle», reconnaît-elle. D'où le risque de maladies, mais aussi d'une défiance du public, des investisseurs ou, même, horreur, des assureurs.
A plus long terme, dix ans, il faudrait des senseurs intelligents, capables de détecter la présence de nanomatériaux et d'indiquer s'ils représentent un danger, comme leur capacité à générer des radicaux libres impliqués dans les réactions chimiques agressives.
Tout cela ressemble à la crainte d'apprentis sorciers. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait déjà Rabelais. Aujourd'hui, avec les « progrès de la science », ce pourrait aussi être la fin du monde que tant d'auteurs de science-fiction ont essayé d'imaginer. Cela rend d'autant plus urgent de stopper la main mise de l'économie sur la recherche et de redonner la prééminence au contrôle citoyen à travers la politique.


