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Un blog foncièrement contre le libéralisme et la pensée unique. Un lieu de débat pour tous ceux qui pensent que les experts n'ont pas forcément la solution aux problèmes du monde.
Vouloir changer le monde est l'utopie absolue. Oui, mais une utopie n'est-elle pas simplement une idée qu'on n'a pas encore appliquée.
La révolution citoyenne, c'est remettre l'humain au coeur de la politique et au coeur de l'économie.
Pour cela, il faut retrouver le sens du débat. Cela implique expression et écoute. Pour un blog, cela signifie :
lisez ses articles et écrivez ce que vous en pensez. Ainsi, vous le ferez vivre et évoluer. Et si vous l'appréciez, faites-le connaître, recommandez-le.

Enfin, j'aimerai vous citer deux phrases qui résument au mieux mon idéal :

  • Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée
    (Victor Hugo)

  • Une vision sans action est un rêve – une action sans vision est un cauchemar
    (Haiku japonais)

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Mercredi 19 mars 2008

Une information surprenante dans Le Monde d'aujourd'hui : la révolution antilibérale arrivera-t-elle d'où on ne l'attend pas ?

En Italie, l'équipe de Silvio Berlusconi attaque "la dictature du tout-marché"

LE MONDE 19.03.08

« Giulio Tremonti est l'homme qui orchestre depuis toujours le credo libéral de Silvio Berlusconi. Ministre des finances de son premier gouvernement en 1994, il en a été le ministre de l'économie de 2001 à 2004 dans son second gouvernement. Il est donné favori pour retrouver ce poste clé en cas de Berlusconi III, au lendemain des élections législatives des 13 et 14 avril. C'est dire si cet universitaire a créé la surprise, ces derniers jours, en publiant un essai qui prend le contre-pied des thèses libérales défendues jusque-là par le magnat italien des médias. »

En fait surprise est un euphémisme, c'est d'un séisme qu'il s'agit. En fait, ce qu'il écrit aurait pu se lire dans mon blog tant cela ressemble à un pamphlet antilibéral :

Dans La Paura e la Speranza (La Peur et l'Espoir, éditions Mondadori, 112 pages, 16 euros), Giulio Tremonti démonte les mécanismes de la crise économique et financière née, selon lui, des excès de la mondialisation. Sur le ton vif du pamphlet, il s'étonne d'un "monde à l'envers où le superflu coûte moins que le nécessaire", expliquant que "20 euros suffisent pour aller de Rome à Londres alors qu'il en faut 40 pour faire ses courses au supermarché". La faute à "la dictature du tout-marché", qui est "la version dégénérée du libéralisme".

L'économiste italien fait une analyse en forme de mea culpa : "Le marché, l'idéologie totalitaire inventée pour gouverner le XXIe siècle, a diabolisé l'Etat et presque tout ce qui était public ou communautaire, en mettant le marché souverain en position de dominer tout le reste, écrit-il. Maintenant, on ne peut plus dire que c'était la ligne juste, la seule ligne." Dans son scénario catastrophe, la crise financière venue des Etats-Unis, comparée par son ampleur à celle de 1929, frappera durement l'Europe si celle-ci ne se protège pas.

Giulio Tremonti se défend de tout protectionnisme, mais, dit-il, "l'Europe que nous voulons est certes une Europe avec des portes, à condition qu'elles ne soient pas toujours ouvertes, et de surcroît seulement vers l'intérieur". De même, il se défend d'écrire un livre antilibéral tout en affirmant que "la bataille contre la suprématie des marchés doit commencer".

"ANGOISSE DE GOUVERNER"

Premier lecteur de l'ouvrage, Silvio Berlusconi ne perd pas une occasion d'évoquer, dans ses interventions de campagne électorale, "la grave crise qui va nous frapper" et son "angoisse de gouverner dans ces conditions".

Dans un entretien récent au quotidien La Repubblica, Giulio Tremonti a précisé sa pensée : "Cette crise est globale, structurelle, elle ne se limite pas à la finance mais s'étend à l'économie mondiale. La crise de liquidité est en train de devenir une crise de solvabilité. Les instruments techniques utilisés jusque-là ont à l'évidence une utilité limitée. De toute façon, ils marquent le retour de l'intervention publique, le contraire des canons du marché. La solution de la crise n'est donc pas technique, mais politique. Il faut une rupture à la fois concrète et symbolique : un nouveau Bretton Woods. En 1944, on a fondé un nouvel ordre économique mondial, le temps est venu de substituer au désordre global un nouvel ordre global."

Si les économistes libéraux se mettent à pratiquer l'autodestruction de leur système, je vais pouvoir retourner à mon hobby préféré : l'aéromodèlisme.

Enfin, ce qui est crucial dans cet article, c'est que quelqu'un, enfin, ose dire que cette crise n'est pas une crise comme les précédentes, une simple correction après une période d'euphorie exagérée, juste un peu plus sévère que les autres. Le mot crise systémique n'a pas encore été prononcé, mais il est très fortement suggéré.

 
 
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