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Révolution citoyenne

L’axe du naufrage

14 Décembre 2006 , Rédigé par Christian Laborde Publié dans #Politique internationale

Un titre très satirique pour un excellent article de Réseau Voltaire :

Les néo-conservateurs prêts à sacrifier les Républicains
par Jürgen Cain Külbel

Ayant anticipé la défaite républicaine, les néoconservateurs et leurs sponsors avaient effectué un retournement d’alliance tactique, dénonçant la politique de l’administration Bush dont ils étaient pourtant les inspirateurs et soutenant plus ou moins tacitement le camp démocrate. Leurs objectifs stratégiques restent toutefois les mêmes. Jürgen Cain Külbel analyse cet ajustement politique opportuniste mais rappelle que quels que soient leurs alliés, les néoconservateurs sont lancés dans une fuite en avant.

En effet, sur le plan international il y a un tournant : le Président de l’État le plus puissant du monde, George W. Bush, est désormais considéré par les habitants du globe comme un « mauvais garçon ». Lui qui avait encore pompeusement présenté en 2002 Cuba, la Libye, la Syrie, l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord comme faisant partie de « l’Axe du mal », représente d’après un sondage téléphonique (commandé par le Guardian (Royaume-Uni) conjointement avec le Toronto Star et La Presse (Canada), Reforma (Mexique) et Ha’aretz (Israël), un grand danger pour la paix mondiale, pratiquement au rang des grands terroristes comme Oussama Ben Laden. 87 % des sondés considèrent le très « virtuel » Ben Laden dangereux pour la paix mondiale, Bush récolte 75 % ! Bush est perçu par l’« opinion publique occidentale » comme plus dangereux que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (69 %), et plus dangereux que le chef d’État nord-coréen Kim Jong Il ou le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah (65 %), méprisé par les « démocraties occidentales ».

L'article complet sur Réseau Voltaire.

A lire également :
Le désastre militaire en Irak
par Arthur Lepic

L’état-major des États-Unis tient Donald Rumsfeld pour responsable du désastre militaire en Irak. Non pas que le secrétaire à la Défense soit responsable de la guerre, mais parce qu’il n’a pas donné aux Forces armées tous les moyens qu’elles réclamaient. La révolte des généraux a alimenté le mécontentement d’une opinion publique militarisée qui a sanctionné l’administration Bush par les urnes. Arthur Lepic dresse le bilan caché de la guerre en Irak.

Ainsi donc, tant les néoconservateurs que les militaires US considèrent que l'échec de la guerre en Irak provient de la manière dont elle a été menée et non de son principe même. Cet aveuglement n'annonce rien de bon pour l'avenir.

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