Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Révolution citoyenne

Jacques et l'ortie

20 Septembre 2006 , Rédigé par Christian Laborde Publié dans #Politique

Jacques Chirac appelé au secours de l'ortie

LE MONDE 18.09.06

Le président de la République va-t-il sauver le purin d'ortie ? L'association des Amis de cette urtica­cée qui, le 12 septembre, en a appelé à Jacques Chirac l'espère vivement. L'affaire, qui n'a rien d'un mauvais calembour, fait suite à l'interrogation par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d'Eric Petiot, paysagiste-élagueur à Crozet (Ain) et coauteur du livre Purin d'ortie et compagnie (95 pages, 15 euros, Editions Terran).

Sa faute : avoir fait la promotion du purin d'ortie. Les inspecteurs ont saisi à son domicile des écrits aux titres aussi sulfureux que "Les plantes pour soigner les arbres".

Le purin d'ortie, mais aussi les préparations à base de fougères, pissenlits, sureau, consoude, utili­sées en agriculture biologique, sont donc hors la loi puisqu'elles ne sont pas homologuées.

C'est vrai, la nature n'a pas demandé d'homologation pour mettre ses produits sur le marché. Va-t-on demandé au pape Benoit XVI de le faire, devra-t-il s'adresser à Paris ou à Bruxelles ?

Et puis cette autre information :

L'application française de la nouvelle politique agricole commune (PAC) pénalise les pratiques soucieuses de l'environnement au profit d'une agriculture intensive, principale responsable de la mauvaise qualité des eaux, particulièrement en Bretagne.

Ces deux informations montrent à quel point la politique de Chirac est à l'opposée de ses discours sur l'environnement. Mais il n'est pas le seul à se contenter de pérorer :

Elections du printemps 2007 - La Confédération paysanne ne soutiendra aucun candidat

Force de propositions, elle est amenée à confronter ses positions avec les partis politiques démocra­tiques, afin d’influer sur leurs orientations. Pour tenir compte de l’évolution de recomposition poli­tique éventuelle, il nous semble essentiel de poursuivre et d’approfondir le débat au sein de la Confé­dération paysanne.

Néanmoins, à l’approche des prochaines élections politiques, la Confédération paysanne réaffirme son indépendance en tant que syndicat et ne soutiendra aucune candidature, qu’elle soit ou non issue de ses rangs.

Ainsi donc la Confédération paysanne prétend vouloir être une force de proposition, mais ne contri­buer en rien à faire aboutir ces mêmes propositions. Quelle attitude dogmatique et inconséquente. Il est important pour un syndicat de garder son indépendance, mais de là à refuser son appui à un candidat qui porterait ses valeurs, c'est le comble de la stupidité.


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article